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TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESGlobal Game Jam Toulouse 2015, coding et pizza pour la gloire

Aparté est allé sur le site toulousain de la Global Game Jam 2015, l’un des plus gros concours de création de jeu-vidéo au monde. Objectif ? Créer, en 48h chrono, le meilleur jeu possible. EPITECH organisait la session toulousaine. Immersion parmi les 40 participants.

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© Pablo Tupin-Noriega

Le principe d’une Game Jam est de créer un jeu vidéo seul ou en équipe durant un temps limité allant généralement de 24 à 72h. La Global Game Jam (GGJ) est une des plus grandes Game Jam. En 2014, cette dernière s’est déroulée simultanément dans 488 lieux répartis entre 72 pays pour plus de 4000 jeux créés. Bien évidemment, les participants doivent limiter leurs ambitions à des jeux simples et efficaces. L’utilisation d’outils de développement de jeux, tels que Unity ou Unreal Engine, permet toutefois de gagner un temps considérable.

À peine arrivés, nous sommes accueillis par deux demoiselles fort apprêtées. Point de hordes masculines d’informaticiens, de nourriture peu saine, de T-shirts par trop portés… mais où sommes-nous ? Quelque chose cloche [cliché #1 : les informaticiens ont un genre, une esthétique, une alimentation telle que décrite ci-avant. Alors oui, l’auteur de cet article étant lui-même informaticien, il peut se permettre d’enchaîner les clichés sur la profession. C’est comme les blagues sur les minorités ethniques]. L’explication d’une des jeunes-filles vient rapidement combler notre étonnement. L’ISEG, école de commerce dont les portes ouvertes se déroulent en même temps que la Global Game Jam, a prêté une partie de ses locaux à la célèbre école d’informatique EPITECH, organisatrice de la Global Game Jam Toulouse.

Pizza partout, sommeil nul part

Nous sommes donc accompagnés sous galante escorte [cliché #2 : l’informaticien est rapidement ému par une présence féminine] vers les deux salles qu’occupent la Global Game Jam où nous sommes chaleureusement reçus par l’organisateur principal. Nous les informaticiens, nous sommes comme les toutous : d’un naturel craintif, on se reconnait entre nous d’un coup d’œil et on devient alors tout foufous.

« What do we do know ? »

Dans une des salles, six des sept équipes sont entassées entre la junk-food froide, une boite de rillettes Bordeau-Chesnel et divers éléments de vaisselle jetable. Cela fait déjà 24h que le concours a commencé et beaucoup d’yeux sont fortement cernés. Afin de valider le cliché #1 il convient d’ajouter que les participants sont principalement des hommes et que, bon, disons qu’il n’y avait pas de douche sur place [cliché #1 : check]. Tout cela se déroule dans une ambiance fort sympathique. Le thème de cette Global Game Jam, très ouvert, est « What do we do know ? ».

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© Pablo Tupin-Noriega

L’enfer du coding

Thomas, un informaticien professionnel d’Orléans a fait le déplacement et s’est allié avec Antoine, infographiste 3D. Ils développent IDK, un jeu de plate-forme ‘side-scroller‘ (Mario Bros, Sonic) à l’aide d’Unreal Engine et 3D Studio Max. Le jeu est déjà bien avancé et les graphismes simplistes en origami tendance « jeu indé » sont déjà très efficaces. Le principe d’IDK est d’aider votre renard à résoudre des énigmes en changeant les paramètres du gameplay comme la gravité ou le temps.

IDK, par Thomas Simonnet et Antoine Delhommeau
IDK, par Thomas Simonnet et Antoine Delhommeau

Le thème a également inspiré des gameplays plus osés. Kévin et Henri sont venus pour s’amuser et gagner de l’expérience. Ils ont développé Island, un jeu où votre personnage se retrouve sur un île volcanique déserte. La musique va aller crescendo jusqu’à l’explosion du volcan et la mort du joueur. What do we do know? « Rien ! » nous avouent les développeurs, un sourire en coin. Le jeu pousse le joueur à trouver un moyen de survivre… qui n’existe pas.

Dans un autre coin de la salle, une joyeuse bande de sept participant-e-s [voyez comme l’auteur n’est finalement pas si sexiste que ça] est en train de créer « How to god« , un jeu à la Wario Ware enchaînant des mini-jeux inspirés de l’Histoire et des légendes  (Newton et la pomme, Archimède et la poussée du même nom…). Encore une fois le thème de la Global Game Jam est parfaitement respecté dans la mesure où le joueur n’a aucune indication quant au gameplay de chacun des mini-jeux. Le tout est réalisé à la façon des scènes animées des Monty-Python avec un humour décalé et décapant. Nous vous conseillons fortement d’aller jouer au jeu en ligne disponible ici.

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Capture d’écran du jeu How to God

On a toujours pas de pétrole mais on a des idées

De façon générale, les équipes ont proposé des gameplays intéressants. Munchkin Tale est par exemple un RPG médiéval en point-and-click qui prend à contre-pied les clichés du genre. Un bébé monstre pleure parce que quelqu’un a tué sa mère, et un villageois vous en veut d’avoir tué le dragon du village qui ne demandait rien à personne et qui protégeait leur trésor. Dans So close, yet so far, votre personnage doit comme dans Mario atteindre un château. Mais quand son drapeau se baisse, rien ne se passe. What do we do now? Une nouvelle voie s’est débloquée quelque part dans le niveau et vous devez continuer son exploration.

La GGJ rappelle que le jeu vidéo reste un espace de créativité transdisciplinaire exceptionnel

N’étant pas restés jusqu’au bout, nous ne saurons pas si quelqu’un s’est finalement décidé à aérer la pièce (cliché #1, encore désolé, en plus l’auteur tire un peu contre son camp) ou si un des participants a fini avec une des demoiselles de l’ISEG (cliche #2 : pas si timide que ça, l’informaticien vit des aventures amoureuses épiques). Mais qu’importe ! Joyeuse ambiance, projets forcément cheap mais intéressants avec quelques belles pépites, la Global Game Jam rappelle que le jeu vidéo reste un espace de créativité transdisciplinaire exceptionnel.

Merci à Pablo Tupin-Noriega pour ses photos et son complément d’information

Article rédigé par Arthur

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